Ce mercredi était le jour J pour la première phase de réouverture de nombreux lieux tels que les commerces, les musées ou encore les théâtres, en respectant bien sûr le protocole sanitaire établi face au COVID-19. La restauration et les cafetiers ont pu eux aussi rouvrir leurs terrasses en suivant une jauge d'accueil réduite de moitié, et en n’accueillant pas plus de six clients par table. En Tarn-et-Garonne par exemple, près de la moitié des établissements posséderaient une terrasse selon l'Union des Métiers et de l'Industrie et de l'Hôtellerie, et peuvent donc sur le principe rouvrir en partie. L'UMIH salue les initiatives prises ces dernières semaines par de nombreuses communes tarn-et-garonnaises qui ont autorisé des agrandissements de terrasses. Mais si Valérie Pons, la co-présidente de l'UMIH 82, se réjouit de cette réouverture partielle, elle rappelle que les établissements vont surtout devoir composer avec un obstacle de taille avant la réouverture des salles le 9 juin :
« Ce qui va compliquer la tâche, c'est la météo, car le temps est incertain. Si les professionnels veulent ouvrir, ils doivent anticiper les commandes pour les marchandises, anticiper la reprise du personnel en salle et en cuisine. Et si la météo n'est pas au rendez-vous, puisque l'on ne pourra pas installer les clients à l'intérieur en cas de mauvais temps, nous serons obligés d'annuler des services. Donc si il y a 3, 4 ou 5 jours successifs de météo défavorables, cela se ressentira sur la gestion des personnels et des marchandises. L'essentiel de la difficulté sur cette première phase de réouverture c'est que la condition d'application concrète sur le terrain n'est pas en adéquation avec une ouverture réelle et en équité pour tous les établissements. »
Cette nouvelle étape va donc éclaircir un peu l'horizon pour de nombreux établissements, même si Valérie Pons fustige la précipitation ces derniers mois du gouvernement sur les annonces d'application des mesures sanitaires :
« Le sentiment global c'est beaucoup de lassitude, d'incompréhension et d'injustices ces derniers mois. La profession a été stigmatisée. Toutes les annonces de fermeture se sont passées par le biais de la précipitation. Il n'y pas eu de temps d’adaptation. Là pour la première phase de réouverture par exemple, elle a été annoncée il y a trois semaines. C'est très bien ! Mais nous avons eu connaissance des protocoles officiels il y a seulement six jours, avec un pont de l’Ascension au milieu. Il n'y a également pas eu de prise en considération de la réalité de terrain en fonction des établissements, de sa typologie de clientèle, de sa situation géographique, etc. »
« Le sentiment global c'est beaucoup de lassitude, d'incompréhension et d'injustices ces derniers mois. La profession a été stigmatisée. Toutes les annonces de fermeture se sont passées par le biais de la précipitation. Il n'y pas eu de temps d’adaptation.
Là pour la première phase de réouverture par exemple, elle a été annoncée il y a trois semaines. C'est très bien ! Mais nous avons eu connaissance des protocoles officiels il y a seulement six jours, avec un pont de l’Ascension au milieu. Il n'y a également pas eu de prise en considération de la réalité de terrain en fonction des établissements, de sa typologie de clientèle, de sa situation géographique, etc. »
La première phase de réouverture va également se traduire pour certains établissements par une recherche de nouveaux personnels. L'UMIH 82 organisera en partenariat avec Pôle Emploi une journée de recrutement autour du secteur de l'hôtellerie. Elle se déroulera le 14 juin prochain à Castelsarrasin et à Montauban. Il faut dire que ces derniers mois, au fil des périodes de chômage partiel, une partie du personnel a préféré de l'hôtellerie et de la restauration a préféré quitter le secteur.
F.P.
Crédit photo : analogicus de Pixabay