Reprise par des entrepreneurs du Sud-Ouest, un nouveau chapitre s’ouvre pour la Comtesse du Barry

03 avril 2026 - 16:57

Reprise par quatre entrepreneurs, la maison gersoise entend renouer avec ses racines et relancer son développement en misant sur l’authenticité et le local.

À Gimont, c’est une page qui se tourne sans renier l’histoire. La maison Comtesse du Barry, fondée en 1908 et emblématique de la gastronomie du Sud-Ouest, a été cédée par le groupe Maïsadour à un consortium de quatre entrepreneurs régionaux. Une reprise qui porte l’ambition de redonner du souffle à cette marque centenaire, forte de près de 100 salariés, 41 boutiques et d’une clientèle fidèle. À l’origine du projet, une rencontre autour d’un nom chargé de mémoire. « On s’est retrouvés à plusieurs autour de ce dossier, animés par la notoriété de la marque et sa dimension patrimoniale. C’est une institution », raconte Jérôme Lassus, nommé directeur général. À ses côtés, Pascal Lannebère, Jérôme Sarciat et Ariane Daguin, figure reconnue de la gastronomie aux États-Unis, avec qui il partage une histoire familiale ancienne : « Nos familles étaient déjà liées. Cela a donné encore plus de sens à cette aventure. » Pour les repreneurs, le constat est clair : derrière la notoriété, une marque en quête de renouveau. « Nous avons vu une opportunité extraordinaire dans une maison qui était un peu en sommeil », poursuit Jérôme Lassus.

Réenracinement

Leur réponse tient en trois mots : retour aux sources. « L’ambition est de réenraciner Comtesse du Barry dans son territoire, en s’appuyant sur ses producteurs et ses savoir-faire. » Le projet prévoit notamment de renforcer les approvisionnements locaux et de s’appuyer sur un réseau de producteurs régionaux. « L’idée est simple : revenir au produit, au terroir, à l’authenticité. » Une exigence qui s’accompagne d’une volonté d’ouverture : « Nous voulons être fiers des produits que nous vendons, garantir leur qualité, mais aussi les rendre accessibles. Nous n’avons pas vocation à augmenter les prix, au contraire. O se donne trois voire quatre ans pour revenir à l'équilibre et développer la marque... comme elle le mérite. »

N.M

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