Rugby : le Stado à la relance ... les samedis et sans derby

11 septembre 2026 - 08:30

Retombé sur ses pattes mais de quatre divisions, le Stado TPR a perdu son statut de club phare du département et son créneau du vendredi soir. Pour retrouver leur public, les Tarbais ont fait le choix de jouer le samedi soir … quand ils le peuvent.

Pas d'opération reconquête sans public derrière les Rouge et Blanc du Stado TPR. « Je veux que ça redevienne un club familial, simple, où on n'exclut pas les gens pour venir dans le chapiteau » clame l'un des nouveaux co-présidents du club bigourdan, Dries van Heerden. « Que le supporter qui paye l'abonnement puisse venir voir les joueurs, profiter d'une animation avec un DJ … que eux aussi soient une part de ça ». Après plusieurs saisons difficiles qui ne sont pas passées loin d'aboutir à la disparition pure et simple du club, la nouvelle direction veut initier une autre dynamique et rompre avec l'ancienne structure « pourrie ». Si l'effectif presque totalement renouvellé en guise de point de départ est assuré, le retour du public dans les travées de Maurice-Trélut n'est pas marqué du même sceau de ctitude.

Problème, le constat implacable du déclassement du mythique club tarbais s'observe en premier lieu à son calendrier. Adieu le vendredi soir, place, par défaut, au dimanche après-midi. « Déjà pour nous c'est difficile de retrouver nos spectateurs, alors avec quatre ou cinq matchs le dimanche dans toute la Bigorre à la même heure ... » grimace Dries van Heerden. Face aux Lannemezan, Bagnères ou Lourdes – qui évoluent désormais deux divisions plus haut – ou même aux Ger-Seron et Oursebelille-Bordères – un cran au-dessus – le club de la préfecture a vu son attractivité, déjà bien entamée par une saison catastrophique avant le forfait, s'étioler un peu plus. Pour y remédier, le Stado a pris les devants auprès de ses futurs adversaires de Fédérale 3.

Au moins quatre rencontres avancées le samedi pour éviter la concurrence ?

« On a demandé à jouer le samedi soir puisqu'on put jouer sous l'éclairage ». L'enceinte de Trélut, vestige de la gloire passée du club, n'a pas rendu les armes, et permet en effet aux rencontres de se tenir en soirée, même en plein hiver. Une offre intéressante que plusieurs écuries ont déjà accepté, dont Arrudy, le premier opposant du Stado sur le chemin de la remontée ce week-end. Même décision pour Larressore, alors que Barcus et Laruns – pour la phase aller – ont donné leur accord sur le principe. Un calendrier optimisé au niveau temporel, mais qui souffrira tout de même d'un manque d'arguments sur le terrain : aucun derby ne viendra égayer cette saison régulière.

Placé dans une poule basquo-béarnaise, le Stado fait figure d'exception à laquelle n'ont pas goûté les présidents tarbais. « On a fait un recours à la FFR. Les autres, Vic-en-Bigorre, Pouyastruc, Magnoac, l'EAB XV (NDLR : placés dans la poule 8) ont quatre derbys » fait remarquer Dries van Heerden. « Soi-disant parce qu'on est plus à l'ouest et qu'il manquait une équipe avec les Basques ... On est dans une bataille sans trop d'aide du côté de la Fédé, ça me déçoit » poursuit le natif du Cap. Des derbys plus vus depuis une trentaine d'années qui auraient pu redonner de la tension à des travées qui devront plonger de l'enjeu d'un championnat semi-professionnel aux joutes hebdoadaires du fond de grille de Fédérale. C'est là que la dynamique sportive devra prendre le relais espère Dries van Heerden. Histoire de « canaliser les Bigourdans plutôt vers Trélut que vers Lannemezan ou Lourdes ».

V.M

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