À l’abbaye de Boulaur, les sœurs cisterciennes obtiennent le soutien de la Fondation du Patrimoine

31 août 2026 - 16:43

Le projet de rénovation porté par les sœurs cisterciennes de Boulaur a été retenu par la Fondation du Patrimoine. Prévu sur trois ans, le chantier doit notamment permettre de mettre hors d’eau l’église abbatiale et de préserver ce site emblématique du Gers.

Les sœurs cisterciennes ont accueilli la nouvelle avec « grande reconnaissance, et avec soulagement ». Leur projet portant sur des travaux de restauration de la célèbre abbaye de Boulaur, a été retenu, ce lundi, par la Fondation du Patrimoine alors que le chantier représente un investissement conséquent. « C’est un gros budget, avec un chantier sur trois années », expliquent Sr M. Diane et Sr M. Amélie. Bien qu'une première tranche a déjà débuté, face à l'urgence de la situation, la priorité est désormais de préserver l’église, notamment sa toiture. « L’idée, c’est de pouvoir remettre hors d’eau l’église abbatiale. »

Des infiltrations ont été constatées au niveau des contreforts. La toiture doit être reprise, ainsi que trois contreforts du chœur et plusieurs vitraux. « Lorsque les sœurs ont repris les lieux en 1949, elles ont effectué les travaux les plus urgents. » Mais la toiture n’a jamais pu être entièrement restaurée, notamment au niveau du chevet. Avec les années, les fissures se sont accentuées. « Il faut agir », soulignent les religieuses, alors que l’abbaye accueille de nombreux visiteurs.

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Préserver un patrimoine emblématique

Avec son église et sa tour carrée, l’abbaye est visible de loin dans le paysage gersois. « C’est un site emblématique de la région, un lieu un peu incontournable », estiment les sœurs. Pour elles, restaurer Boulaur, c’est aussi préserver la mémoire du territoire. « On a besoin de s’attacher à des sites ancrés dans le passé pour comprendre d’où l’on vient. L’abbaye témoigne d’une longue histoire monastique et locale.»  Les travaux, répartis en trois tranches d’environ six mois, se poursuivront avec une deuxième phase prévue au printemps prochain. Le chantier fait largement appel aux entreprises locales avec 98 % de prestataires originaires de la région, dont 95 % du Gers.

N.M

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