Gers : victime d'une "erreur de justice", Abdel veut marcher vers Paris pour se faire entendre

04 octobre 2022 - 12:20
Aux grands maux, les grands moyens. Condamné par la justice à verser une somme mensuelle importante à son ex-femme -six ans après son divorce- Abdel a décidé de marcher vers la capitale pour se faire entendre. « Au ministère de la Justice directement. La juge n'entend pas à ce que j'ai à lui dire et ne veut même pas lire mon dossier. Je vais aller voir le garde des Sceaux ».
 
 
Embourbé dans une affaire de divorce qui lui coûte très cher, Abdel entend marcher vers la capitale ce week-end. 700 kilomètres à parcourir entre la commune gersoise de Fleurance où il réside, jusqu'à Paris. « Je n'ai pas d'autre choix que de m'y rendre ».
 
En 2017, la présidente du tribunal judiciaire de Marseille avait condamné cet homme de 53 ans à verser en première instance la somme de 1 300 euros à son ex-femme, désormais installée dans les Bouches-du-Rhône. « 450 € de pension alimentaire pour chacune de mes filles, et 400 euros supplémentaires pour elle. Une sorte de contribution. En deuxième instance, la somme à verser a été réduite à 900 euros et j'ai été condamné à six mois de prison avec sursis parce que je ne payais pas la dette accumulée avec le temps ». Abdel doit verser la modique somme... de 40 000 euros à son ex-femme, qu'il accuse de mettre en danger leurs deux filles. « Elle souffre d'alcoolisme depuis des années, conduit ivre avec mes enfants dans la voiture. Elle reste souvent inerte sur son canapé, falsifie des documents auprès de la juge mais je ne suis pas écouté malgré les preuves que je fournis. Lors de la première audience, toutes les pièces justificatives n'avaient pas été données par mon ancienne avocate. J'ai fait appel de cette décision et on m'a reçu en juin 2022. Rendez-vous compte, quatre ans plus tard. J'ai 500€ de loyer, je touche 1 500€. Il m'en reste 100 pour vivre. Je fais comment ? Comment je paye mes factures ? Mon avocat est révolté ».
 
La marche vers Paris, dernier espoir?
Avant d'entreprendre cette marche vers Paris, Abdel assure avoir tenté d'entrer en contact avec plusieurs associations. « J'ai tout fait. SOS Papa, Divorce France. Tout ce qu'on me dit, c'est que l'affaire est trop grosse. J'ai fait fait un nouvel appel de la décision du juge mais c'est reparti pour une procédure de deux ans. Et pendant ce temps-là, ma dette augmente ».
 
Si la démarche entreprise par Abdel s'avère infructueuse, il entend déposer une plainte contre la présidente du tribunal judiciaire de Marseille. « J'en ai discuté avec une greffière, elle m'a demandé de déposer plainte contre la juge. J'ai un an pour faire cette procédure, je la ferai si rien ne se passe à Paris ».
Précision : Jointe par téléphone, son ex-femme réfute toutes les accusations d'Abdel et regrette la médiatisation de l'affaire.
N.M

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