La température annuelle en hausse de près de 2% depuis 1959 dans les Pyrénées

23 avril 2026 - 12:22

Les Pyrénées ne sont pas épargnées par le réchauffement climatique selon une étude transfrontalière menée par le Météocat qui observe une augmentation de la température de l'air au fil des années sur la chaîne montagneuse.

Moins de gelées, davantage de jours d'été. La chaîne des Pyrénées connaît aujourd'hui 20 jours de gel de moins qu'en 1959, soit trois jours par décennie, selon une étude menée par le Servei Meteorologic de Catalunya dans le cadre du projet européen Life Pyrénées4Clima. La chaleur s'impose avec cinq jours d'été supplémentaires par décennie soit aujourd'hui 32 jours d'été de plus qu'en 1959.

Cette étude fait également état de la hausse de la température de l'eau des lacs pyrénéens : plus de vagues de chaleur, des lacs recouverts de glace moins longtemps, de possibles épisodes d'anoxie. Un communiqué de Pyrénées4Clima précise que cette situation « altère gravement les écosystèmes ».

« Nous actualisons et analysons chaque année des indicateurs climatiques précis, ce qui dessine une nette tendance vers un climat pyrénéen plus chaud dans son ensemble et, sur son versant sud, plus sec » déclare Jordi Cunillera, responsable de l’équipe changement climatique du Meteocat, dans le communiqué de presse.

La température moyenne annuelle a augmenté de 1,9 degrés depuis 1959. Une hausse très marquée en période estivale où les valeurs augmentent de 2,7%. Les nuits tropicales se font également de plus en plus nombreuses.

La qualité de l'air affectée, entre poussière saharienne et suie des incendies

Les incendies de forêt et le transport atmosphérique des polluants ont un impact croissant sur la chaîne pyrénéenne selon les résultats de cette étude, qui analyse également l'évolution des aérosols. L'été dernier, les données ont relevé un pic de dépôts de suie supérieur à 5 000 ng/m3 suite aux incendies de Castille-et-Léon et de Galice. Ces mesures effectuées sur le site expérimental de l'AEMET à Formigal-Sarrios.

Les données révèlent donc la capacité des particules à parcourir de longues distances mais à affecter les sols notamment des surfaces enneigées. La poussière saharienne qui atteint les Pyrénées toute l'année ne favorise pas la tenue de la neige et de la glace en montagne car elle modifie l'albédo de ces surfaces. La particule provoque l'absorption et non la réflexion des rayonnements solaires.

N.B

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