Dans un communiqué diffusé ce mardi, les avocates de Jérôme B., principal suspect dans l'enlèvement et la séquestration de la petite Lyhanna, annoncent qu'elles ne feront aucun commentaire sur la procédure en cours. Dans leurs déclarations, elles invoquent la nécessité de préserver la sérénité de l'instruction, le respect des droits de chacun et le principe fondamental de la présomption d'innocence.
Alors que la désormais « affaire Lyhanna » continue de susciter une vive attention médiatique, les avocates de Jérôme B., mis en examen dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après la disparition de la fillette de 11 ans, ont décidé de s'en tenir à une stricte réserve.
Par un communiqué diffusé ce mardi, Maîtres Sandra Vazquez et Éléonore Paré, avocates au barreau du Gers, annoncent qu'elles ne feront « aucune déclaration à la presse » concernant le dossier. Une position qu'elles présentent comme la conséquence directe des règles qui encadrent le travail de la défense dans une procédure judiciaire en cours.
« La mise en examen ne saurait valoir jugement de culpabilité »
Les deux avocates rappellent notamment que le secret de l'instruction a pour vocation de garantir le bon déroulement des investigations menées sous l'autorité du juge d'instruction. « La mise en examen ne saurait valoir jugement de culpabilité, et que toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d'innocence garantie par l'article préliminaire du Code de procédure pénale. A ce titre, elles invitent l'ensemble des médias et intervenants à en assurer le plein et strict respect. » peut-on lire dans ce même communiqué.
Un peu plus tôt dans la journée, l'avocat de la famille de Lyhanna, François Roujou de Boubée, avait évoqué l'attente des parents. « C'est interminable pour eux, cela reste la chair de leur chair. Ne pas savoir ce qu'il devient, c’est ce qu'il y a de pire pour un parent. »
N.M