Aurélie Riera, dix ans d’engagement et une passion intacte pour le secourisme

10 mars 2026 - 15:54

Sapeur-pompier volontaire depuis dix ans, Aurélie Riera poursuit son engagement au centre de secours de Pavie. À 36 ans, elle met sa passion du secourisme au service des autres et incarne une féminisation progressive des rangs chez les pompiers.

Pour Aurélie, l’engagement c'est avant tout une vocation. « Mon dada, c’est le secourisme », résume simplement la sapeur-pompier volontaire de 36 ans. De Mirande au centre de secours de Pavie, la trajectoire qu'elle prend s’inscrit dans une décennie de volontariat, saluée l’an dernier par la médaille de bronze de l’engagement. Son histoire avec les pompiers commence pourtant très tôt.

« On m'appelait Atchoum »

À seulement 16 ans, elle intègre la formation. Une période marquante, pas toujours facile. « Ma veste me tombait sous les genoux et avec l’appareil respiratoire isolant, la bouteille d’air dans le dos, j’étais toute petite. Pendant la formation, on m’appelait Atchoum. » Des remarques qui n’ont pas entamé sa motivation. « À cet âge-là, on veut prouver qu’on est capable. À la fin de la formation, ils m’ont dit : tu t’en es bien sortie. » Des remarques, devenues gage de motivation.

Aujourd’hui encore, elle garde intacte cette envie de servir. « Environ 80 % de nos interventions, c’est du secourisme », explique-t-elle. Une réalité qui peut aussi rassurer certaines recrues. « Dans le Gers, on peut choisir une mission unique, par exemple le secourisme et les opérations diverses, sans faire d’incendie. » Car si les femmes sont de plus en plus nombreuses à s’engager, certaines appréhensions persistent. « Ce qui leur fait peur, c’est l’incendie. Porter des tuyaux lourds ou maîtriser une lance, c’est exigeant. Il faut être honnête : physiquement, cela peut être plus difficile pour une femme. »

z.JPG (945 KB)

« On n’a pas forcément besoin d’être très musclé pour être utile »

Mais pour elle, les mentalités évoluent. « Il y avait l’idée que les femmes n’étaient pas capables physiquement. Aujourd’hui, ça s’est beaucoup désacralisé. On n’a pas forcément besoin d’être très musclé pour être utile. » Son parcours peut aussi donner envie à d’autres de franchir le pas. « Je me rappelle d'une jeune qui est venue me voire dans mon bureau, elle m’a demandé comment j’avais fait. Je lui ai répondu : si tu es déterminée, donne-toi les moyens d’y arriver. » 

N.M

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article