Les Jeunes Agriculteurs de la Haute-Garonne, du Gers, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne et des Hautes-Pyrénées dénoncent les conditions dans lesquelles les nouvelles restrictions d'irrigation sur le système Neste ont été mises en œuvre.
Alors que les exploitants sont pleinement engagés dans une période cruciale pour les cultures d'été, ils ont été informés de ces restrictions vendredi soir, pour que certains d’entre eux les subissent dès le lendemain matin (en fonction du zonage).
Un délai aussi court est est jugé inacceptable par les JA.
L'irrigation ne s'improvise pas, dans un communiqué, les JA expliquent qu'elle nécessite une organisation technique, humaine et logistique qui ne peut être bouleversée du jour au lendemain. En effet, l’irrigation s’adapte au stade de la culture : les cultures sont actuellement au stade le plus critique. L’irrigation doit donc être mise en place judicieusement.
Les Jeunes Agriculteurs des départements concernés par ces restrictions s' interrogent également sur les raisons ayant conduit à instaurer une interdiction d'irrigation un jour par semaine alors que les retenues du système Neste semblent encore disposer de volumes importants.
Toujours d'après le communiqué, les JA indiquent que "Les agriculteurs sont les premiers concernés par une gestion responsable de la ressource en eau. Ils savent que l'eau est précieuse et qu'elle doit être préservée.
Mais cette gestion ne peut se faire sans visibilité, sans concertation et sans respect des contraintes de terrain. Ces contraintes sont plus fortes que jamais face au
changement climatique".
Restrictions d'irrigation sur le système Neste : les agriculteurs demandent transparence et anticipation
Les Jeunes Agriculteurs 31, 32, 47, 65 et 82 demandent une communication anticipée des mesures de restriction, avec un délai permettant aux exploitants de s'organiser ;
la mise en place d’un travail collectif pour la création de retenues structurantes et multi-usage pour mobiliser de nouveaux volumes d’eau.
L’objectif étant d’éviter que la situation actuelle ne se reproduise à l’avenir. La restriction d’un jour par semaine allait déjà peser sur la santé et la viabilité des exploitation. Le passage à deux jours par semaine est inentendable pour le monde agricole.
Rédaction