Reprise par des entrepreneurs du Sud-Ouest, un nouveau chapitre s’ouvre pour la Comtesse du Barry

Reprise par quatre entrepreneurs, la maison gersoise entend renouer avec ses racines et relancer son développement en misant sur l’authenticité et le local.

À Gimont, c’est une page qui se tourne sans renier l’histoire. La maison Comtesse du Barry, fondée en 1908 et emblématique de la gastronomie du Sud-Ouest, a été cédée par le groupe Maïsadour à un consortium de quatre entrepreneurs régionaux. Une reprise qui porte l’ambition de redonner du souffle à cette marque centenaire, forte de près de 100 salariés, 41 boutiques et d’une clientèle fidèle. À l’origine du projet, une rencontre autour d’un nom chargé de mémoire. « On s’est retrouvés à plusieurs autour de ce dossier, animés par la notoriété de la marque et sa dimension patrimoniale. C’est une institution », raconte Jérôme Lassus, nommé directeur général. À ses côtés, Pascal Lannebère, Jérôme Sarciat et Ariane Daguin, figure reconnue de la gastronomie aux États-Unis, avec qui il partage une histoire familiale ancienne : « Nos familles étaient déjà liées. Cela a donné encore plus de sens à cette aventure. » Pour les repreneurs, le constat est clair : derrière la notoriété, une marque en quête de renouveau. « Nous avons vu une opportunité extraordinaire dans une maison qui était un peu en sommeil », poursuit Jérôme Lassus.

Réenracinement

Leur réponse tient en trois mots : retour aux sources. « L’ambition est de réenraciner Comtesse du Barry dans son territoire, en s’appuyant sur ses producteurs et ses savoir-faire. » Le projet prévoit notamment de renforcer les approvisionnements locaux et de s’appuyer sur un réseau de producteurs régionaux. « L’idée est simple : revenir au produit, au terroir, à l’authenticité. » Une exigence qui s’accompagne d’une volonté d’ouverture : « Nous voulons être fiers des produits que nous vendons, garantir leur qualité, mais aussi les rendre accessibles. Nous n’avons pas vocation à augmenter les prix, au contraire. O se donne trois voire quatre ans pour revenir à l'équilibre et développer la marque... comme elle le mérite. »

N.M