Le Gers épicentre de la ruralité, le congrès national des maires ruraux organisé à Auch ces vendredi et samedi

Auch et le Gers accueillent ces vendredi et samedi le Congrès national des maires ruraux 2026. Plus de quatre-cents édiles de communes rurales sont attendus au Mouzon pour deux jours rythmés par des conférences et ateliers liées aux thématiques qui touchent la ruralité. Un marché de producteurs locaux est aussi installé sur le parking du Mouzon.


Cyril Cotonat, maire de Ladevèze-Ville et président de l'Association des Maires Ruraux du Gers (AMR 32).

Le congrès national de l'AMR, une première dans le Gers.

C'est la première fois qu'on accueille le congrès national dans le Gers, et la première fois en Occitanie. Le Gers étant l'un des départements les plus ruraux c'était intéressant de faire venir nos collègues et de voir les spécificités. En plus de ça, dans notre région Occitanie la totalité des départements sont pourvus d'associations départementales [de l'AMR] donc c'était bien d'être les premiers et de proposer puisque ça n'est jamais fait dans le sud-ouest.

Nous avons 188 communes adhérentes, de l'une des plus petites Lamothe-Goas, mais il y a plus petit, jusqu'à Pujaudran ou Samatan, une progression importante puisqu'on était à 185 l'année dernière. On pense avoir environ 200 communes adhérentes d'ici la fin de l'année et l'objectif sur ce mandat est d'arriver à 300.

Quel est l'intérêt de l'association pour les maires ?

Localement d'être une force et une voix pour les communes rurales et de remonter les problèmes qu'elles peuvent connaître aux représentants de l'Etat dans le département mais aussi des collectivités. Etre facilitateur, mettre en place un réseau et surtout aider nos communes, nos maires, à l'accomplissement de leur mandat. En étant adhérents AMR ils ont accès à un certain nombre de services juridiques ou ingéniérie au niveau national et peuvent donc avoir des réponses très rapides sur des sujets bien spécifiques. Notre slogan : « les maires au service des maires ».

Du territoire aussi, avec ce marché de producteurs au Mouzon. Pourquoi ?

Utiliser le congrès national comme une vitrine du savoir-faire, de ce que peut proposer le département en tant que territoire. Les agriculteurs et nos producteurs travaillent comme le monde associatif dans nos communes, sans eux on aurait beaucoup de mal. Et eux aussi seront en première ligne avec le changement climatique. On a travaillé avec Excellence Gers, la Chambre d'agriculture pour proposer ce marché de producteurs et tous les produits et savoir-faire de notre département. En plus sur les repas servis au congrès on a travaillé avec nos producteurs, que ce soit sur place [au Mouzon] ou à la maison de Gascogne [pour le gala du samedi soir] avec l'ensemble des producteurs de Saint-Mont.


Alain Scudellaro, maire de Lamothe-Goas, président de la Communauté de Communes de la Lomagne Gersoise et vice-président de l'AMR 32.

Le congrès national, un moment idéal pour nouer des relations avec les différents partenaires ?

Aujourd'hui la partie la plus importante c'est que nos territoires ruraux soient de plus en plus attractifs notamment sur le plan économique. Il est important de développer nos spécificités et ce congrès nous permet de mettre en relation des institutionnels comme l'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires et la Banque des Territoires, qui permettront à des petites communes rurales de se développer. Ce point là est indispensable pour montrer la différence entre la ruralité et le monde urbain.

L'occasion aussi de mettre en avant des projets ou des problématiques des communes rurales gersoises ?

Des choses seront amenées en termes de mobilité, un point important pour pouvoir accueillir des entreprises, et la question du logement qui est indispensable car nous manquons de logements dans le Gers et dans les départements ruraux pour accueillir des actifs. C'est le nerf de la guerre pour que nos entreprises puissent se développer.

Parmi les ateliers proposés l'intelligence artificielle, qui occupe une part importante du congrès.

La ruralité ne nous exhonère pas d'être innovants. Les nouvelles technologies dont l'I.A seront peut-être les outils à développer demain pour accueillir de nouvelles formes d'entreprises et de nouveaux professionnels qui choisiront le Gers pour s'installer. On y travaille au niveau de l'AMR 32 et de l'AMRF, et je pense que le président [de l'AMRF Michel] Fournier en donnera quelques explications demain dans ses propos.


Didier Cartier, maire de Réjaumont.

C'est vous qui accueillerez dimanche matin un brunch de clôture de ce congrès national, pourquoi Réjaumont ?

On me l'a proposé et j'ai de suite dit oui pour essayer de faire connaître notre ruralité avec toutes ses qualités et tous ses problèmes. A ce sujet plus on donnera nos contraintes avec l'appui de tous les maires ruraux plus on arrivera à développer, parce qu'encore une fois nos petites communes ont le droit de vivre. Le but c'est de rencontrer d'autres collègues d'autres régions, connaître leur engagement et leurs problèmes liés à l'hyper-ruralité comme ce qu'on retrouve dans le Gers.

V.M