Au milieu d'un tennis de table français en pleine expansion le Gers trouve aussi sa place. Après Simon Gauzy, passé par le Cercle Pongiste Auscitain, voici Léo de Nodrest, médaillé de bronze européen et enfant de la formation auscitaine. Le président du club Jean-Claude Turchetti revient sur sa trajectoire.
« Là depuis quelques temps ses petits soucis se sont estompés et il arrive avec de la maturité au niveau auquel on l'imaginait ». Tous les espoirs de Jean-Claude Turchetti et du CP Auch ont pris vie ces derniers mois et le destin de l'enfant du club Léo de Nodrest a pris un autre tournant la semaine passée en Slovénie. Le pongiste gersois, 26 ans, arrivait en effet sans grandes prétentions à Ljubljana pour y disputer les championnats d'Europe. Suffisamment performant ces derniers mois pour se qualifier – avec un titre national en double notamment – il n'était cependant pas assez coté pour se dispenser de tours de qualification. Ceux-ci passés sans encombre, les tours du tableau principal ont eux aussi commencé à défiler, et les têtes de séries à tomber le long de l'avancée inexorable du 80ème mondial. Il aura finalement fallu toute la maîtrise de Felix Lebrun pour stopper Léo de Nodrest, bronzé au terme de ce parcours de rêve.
Passé par l'INSEP, le prestigieux championnat allemand et désormais les clubs de Pro A en France, ce dernier a débuté l'aventure sur les bords du Gers à 10 ans, au sein d'un CP Auch alors au faît de son niveau. « Quand on était en Pro B en 2010, 2011, 2012 il était tout jeune, il démarrait » se rémémore Jean-Claude Turchetti. « Il a bénéficié de la relance et de l'entrainement de l'équipe de l'époque, un contexte favorable avec des joueurs et des entraineurs passionnés autour de lui ». Rapidement, comme de nombreux talents formés en Gascogne, le chemin de l'exil s'est imposé à la pépite, qui revient quand même sur ses terres natales et dont le père est resté proche du club formateur. « Nous c'est pour amener vers le très haut-niveau » rappelle son président. En retrait du principal pôle régional de Montpellier, Auch accueille « des jeunes ciblés au niveau départemental et régional qui viennent profiter du centre d'entrainement auscitain, avec entre dix heures et dix-huit heures d'entrainement dans la semaine ». Une histoire qui roule depuis plus de vingt ans et dont le succès international retentissant du local de l'étape donne aujourd'hui un peu plus de relief.
V.M